Parce que je pense que quand l’amour est vrai, les choses se font vites, d’elles-mêmes

Parce que je pense que quand l’amour est vrai, les choses se font vites, d’elles-mêmes

Y’a deux pinceaux à maquillage sur le tapis de notre salon. Une bouteille d’eau sur la table à café & un diffuseur d’huile essentiel encore dans sa boîte sur la table de cuisine. Y’a aussi un paquet de pastilles, du Tempra & un tube de capsules de vitamine C. Il est 7:05 du matin, je suis sur le divan assise en indien pis mon premier café est déjà pris. Je regarde les jouets pis je viens de penser à combien de fois dans une journée on se penche pour les ramasser & les remettre à leur “dite place” pour essayer que ça-ait-pas-l’air-d’être-le-bordel, pour feeler un peu mieux que quand on regarde la cuisine. Mais, j’ai pas toujours pensé comme ça…

Y’a trois ans déjà, j’étais la fille dans la vingtaine qui habitait coin Bordeaux Mont-Royal. Je travaillais en restauration et j’étais dans une agence de casting. Mes matins, plus souvent que des fois, je les étirais en brunchant tard avec mes amies, en essayant de me remettre de la veille, peu importe quel jour de la semaine on était. Je suis une grande fan du t’es-pas-game, lire ici une épicurienne de tout ce qui peut se transformer en “on-s’en-souviendra-longtemps!”

J’ai n’ai jamais rien vraiment connu au hockey, jamais assisté à un match des Canadiens au centre Bell ou même encore jamais “trippé” sur un ou des joueurs.

Au début de l’été 2014, ça a changé. J’ai dis oui à une blind date. C’était le cousin d’un des très bons amis de mon ex. Ha! Comme quoi que la vie fait bien les choses ; aujourd’hui nous sommes maintenant mariés & nous sommes les heureux parents d’un petit William de presque 16 mois.
J’ai pris mon 4%, j’ai quitté mon petit appart du plateau & j’ai laissé derrière moi, le coeur serré quand même, mes dix années en tant que comédienne. J’allais lui tenir la main dans son quotidien à lui, c’était ça ou rien du tout. C’était une histoire d’amour où c’était un peu la course contre la montre parce qu’il devait repartir. Je l’ai suivi!

Seulement trois mois au Québec quand le soleil change les – en + & les neuf autres mois, en Allemagne. C’est du non-conventionnel mais c’est pas grave, c’est nous!
C’est la vie de joueur d’hockey professionnel.

Ma réalité aujourd’hui, c’est de vouloir partager avec vous, ceux & celles qui le veulent bien, mon 24/7 outre-mer où la famille, la vraie, est à six heures de décalage.
De vous avoir quelque part avec moi à travers les hauts & les bas d’être parent. Parce que c’est de s’engager pour le meilleur et pour le pire. C’est prenant & c’est confrontant. C’est doux, ça berce. Ça donne chaud, ça fait douter mais aussi, ça fait rire. Beaucoup.

Je pourrais aussi vous sortir le classique qu’une maman c’est une femme qui accomplit bénévolement sans livre d’instructions, un ensemble de tâches qui devraient normalement être accomplies par une vingtaine de personnes… Mais selon moi, avoir un mini humain c’est encore plus viscérale. Ça va au-delà de juste la fatigue qui se glisse couramment comme sujet de conversation entre “faudrait que j’passe à l’épicerie!” pis la pluie et le beau temps quand on se parle entre “-a-d-u-l-t-e-s.”

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