Entrevue avec la femme derrière le réseau des mères en affaires: Christine Marcotte

Entrevue avec la femme derrière le réseau des mères en affaires: Christine Marcotte

Originaire de Sainte-Thècle en Mauricie, cette jeune mère de 3 garçons et d’une petite fille qui aura un an en octobre a décidé de se lancer dans le monde des affaires en 2009, avec sa compagnie en coordination d’événements, La Souris coquine. Travaillant à temps plein aux Clubs de Football des Alouettes de Montréal, elle organise des événements à temps partiel, le temps de bien établir sa clientèle. Puis, des événements malheureux lui ont imposé des choix professionnels. C’est lors de son 3e congé de maternité, en 2011, que Christine a dû faire face à la mort avec le suicide de son jeune frère. C’est avec un bébé de deux semaines qu’elle assista aux funérailles de celui-ci. 1 an plus tard, peu après son retour au travail, le diagnostic tombait; sa mère avait un cancer généralisé et inopérable. Le médecin était très clair, il ne lui restait que 6 mois. D’ici là, ne voulant pas d’acharnement thérapeutique, les nombreux traitements avaient pour but de soulager les symptômes du cancer et Christine, voulant être présente, auprès de ses parents habitants en Mauricie, arriva très vite à la conclusion qu’elle n’était pas ”superwoman”! Trois enfants, un travail temps plein, une compagnie à gérer et une maman mourante en Mauricie, le manque d’énergie se fit vite sentir. Quittant son boulot temps plein, se ressourçant auprès de sa famille, elle retroussa ses manches, et voilà! Le Réseau des Mères en Affaires est né! Mais avant ça, il y a un petit épisode avec le coffret beauté Mademoiselle en boîte et un petit boulot en administration dans une agence de sécurité. Mademoiselle en boîte a fermé ses portes suite à l’augmentation des tarifs de Postes Canada, le projet n’étant plus rentable, mon associée et moi avons rapidement observé que nous étions allées au bout du projet. Une belle aventure de 18 mois qui m’a permis d’aller à Paris!

Voici une entrevue avec cette femme pleine d’énergie, que j’ai rencontré pour la première fois lors de mon premier événement réseautage en octobre 2016, et que j’ai revue par la suite pour notre séance photo. Souriante, elle s’est laissé guider par notre talentueuse photographe, et s’est prêtée au jeu de répondre à mes nombreuses questions.

Quand a été fondé le réseau des mères en affaires, et comment t’est venue l’idée de bâtir ce genre de réseau?

J’ai fait partie d’un réseau qui n’existe malheureusement plus, Les Mamentrepreneures et j’y ai connue des filles exceptionnelles. Après le décès de ma mère et la fermeture de Mademoiselle en boîte, je me cherchais un peu. J’ai croisé par hasard, à 2 semaines d’intervalles, dans des lieux différents, deux maman entrepreneures que j’avais connues grâce au Mamentrepreneures et qui m’ont dites à quelques mots près : ”Je m’ennuie de la gang, tu n’as pas envie d’organiser un souper retrouvailles?” C’était en juillet 2014, je venais d’emménager avec mon nouveau copain, car je m’étais séparé du père de mes 3 garçons en novembre 2013. J’y ai vu un signe. J’ai donc ressorti mon CD de la formation du lancement d’entreprise du CLD (que j’avais suivi pour Mademoiselle en boîte) et en 1 soirée, mon plan d’affaires était fait. Je trouvais ça trop facile, donc le lendemain je me suis mise à faire la tableau de prévision financière, eurk! Mais à ma grande surprise en 1 soirée le tout était fait! Encore une fois, c’était trop beau pour être vrai! J’ai créé un sondage de 10 questions que j’ai envoyées à 10 mères en affaires que j’avais dans mon entourage et 30 minutes plus tard, j’avais les réponses de ces 10 femmes, toutes plus enjouées les unes que les autres sur mon projet! C’était en août 2014. J’ai fait appel à mon ex-conjoint, infographiste, pour qu’il crée le logo du RMA, j’ai ouvert la page Facebook et j’ai créé un site web. En septembre tout était prêt! J’ai donc créé le premier événement, le soir de mon anniversaire, 8 octobre 2014, en me disant que si jamais il n’y avait personne, j’aurais mes amies autour de moi pour célébrer mon anniversaire. Surprise! 30 mères en affaires y étaient! Je suis donc allée de l’avant et le 5 novembre 2014 avait lieu le lancement officiel à Montréal pour s’en suivre les 15 autres régions desservies par le RMA, jusqu’au lancement du 16e clan en Montérégie-Sud le 27 mars prochain!

Vous organisez des événements mensuels chaque mois sous différent thème. D’où provient l’inspiration, et as-tu un peu d’aide pour réaliser tous ces projets?

On demande beaucoup aux participantes dans chaque région leur besoin et ce qu’elles recherchent pour ensuite organiser nos activités mensuelles. Chaque région vit des réalités différentes et nous sommes vraiment à l’écoute. Dans chaque région j’ai des personnes, mes vice-présidentes, qui sont mes yeux, mes oreilles et mes mains!

Quels sont les visions et objectifs ultimes du réseau des mères en affaires?

Le Réseau des Mères en Affaires s’est donné comme mission de faire sortir de l’isolement les mamans en affaires et de les soutenir, à différentes étapes de leur vie professionnelle, en leur offrant les outils nécessaires!

En espérant contribuer à votre succès et au développement de votre entreprise, le RMA veut aussi faire reconnaître l’importance et les mérites des femmes dans le milieu des affaires. Bienvenue à toutes, que vous soyez en démarrage ou confortablement bien installée au sommet de la réussite, ensemble faisons que ce 21e siècle soit celui de femmes capables de relever le défi de l’entrepreneuriat et de la compétitivité.

Ta vision depuis le lancement a-t-elle changé, ou s’est-il amélioré en fonction des différentes demandes?

De beaucoup amélioré, car je me suis vite aperçu que je faisais affaire avec des humains et que je devais être à l’écoute de celles-ci.

Quels sont les moyens que tu utilises pour promouvoir ton entreprise, et lequel fonctionne le mieux?

Les médias sociaux, les hebdos locaux et beaucoup le bouche-à-oreille. Les médias sociaux comme Facebook et Instagram fonctionnent très bien!

Comment de membre y a-t-il en date d’aujourd’hui, et combien représente le taux de croissance depuis ses débuts?

Comme l’abonnement n’est pas obligatoire, il est difficile pour moi de donner des chiffres. Cependant, je peux dire que nous avons eu pas loin de 2500 participantes en 2016 à nos activités!

Photos: Valérie Gay-Bessette Photographie

 

Quels sont tes objectifs principaux pour 2017?

Augmenter de 25% le taux de participation au 3e congrès annuel, ouvrir 3 nouvelles régions et trouver de nouveau partenariat comme avec Bivouac, Salon des travailleurs autonomes.

As-tu réussi à accomplir tout ce que tu t’étais fixé comme objectif en 2016? Et si non, pourquoi selon toi?

Oui et même au-delà de mes objectifs! J’ai une équipe de vice-présidentes incroyable et j’ai depuis 2016, une assistante virtuelle à qui je délègue plusieurs projets.

Quelles sont tes sources de revenus, et est-ce uniquement en lien avec le réseau des mères en affaires?

Oui en lien avec le RMA et depuis l’automne 2016, je donne des conférences sur la conciliation travail-famille.

Quels sont tes challenges les plus difficiles à surmonter?

La gestion du fonds de roulement et faire sortir les gens! Aujourd’hui, avec Internet, on peut suivre des formations dans le confort de la maison. Mais le RMA se bat pour créer des contacts humains, de vraies relations durables afin de construire des partenariats d’affaires solides! Aujourd’hui, on achète pas seulement un service ou un produit, on achète la personne qui offre le service ou qui a créé le produit.

Si tu avais un conseil à te donner lorsque tu as commencé, ça aurait été quoi? Qu’est-ce que tu aurais aimé savoir?

Être mieux outillé niveau finances et aussi, déléguer à des professionnels dans leur domaine respectif. Ex. : comptable, médias sociaux, administration, assistance virtuelle. Mais le meilleur conseil : ÉCOUTE TON INSTINCT!

Qui organise les événements réseautages, les séances de formation, etc.?

Mon équipe de vice-présidentes et moi on planifie la programmation en bloc de 3 mois et par la suite, chacune fait les tâches reliées au calendrier. Par exemple, si on décide de faire une formation sur les médias sociaux au Saguenay, Mélissa va s’occuper de trouver la conférencière et le lieu pendant que mon assistante et moi allons nous occuper de mettre la programmation sur le site web, dans les médias sociaux et de faire les relations de presse.

As-tu appris à déléguer certaines tâches depuis le début?

Non, pas au début. C’est après 1 an d’existence du RMA que je suis allée chercher une assistante virtuelle et un comptable. Mais j’avais quand même dans chaque région, une vice-présidente pour m’aider.

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